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Séjour chez Maryvonne en terre de Mayenne du 15 au 17 Mai 2017

Lundi 15, face à Château-Gontier, sur la vaste esplanade de la rive droite, les véhicules s'agglomèrent comme aimantés par la Berlingo de Maryvonne. Accolades des retrouvailles... Chaussures lacées, la trentaine de randonneurs remontent le cours de La Mayenne,  paisible coulée bucolique qui nourrit alentour  de la ville jardins familiaux, pelouses et parcs des résidences avoisinantes, moulins aménagés en belles demeures puis enfin prairies verdoyantes de la vraie campagne. A Menil, la randonnée prend une allure de "croisière": il faut traverser la rivière. A nous d'aider à la manoeuvre sur la barge à chaîne. A l'accostage, le boulanger termine une cuisson dans le four banal, signal pour le pique-nique. La remontée de la rive gauche souligne par son aménagement le passé commercial de la Mayenne: chemin de halage aménagé en piste cyclable, écluses et maisons éclusières, moulins, entrepôts...Retour aux véhicules pour gagner nos hébergements à Saint Denis du Maine,  lieu d'affection de Maryvonne. Nous mettons nos pas dans les sentiers de son enfance: l'église paroissiale, la maison natale, le château, son parc devenu public jusqu'au cimetière avant de pousser la porte de la maison de famille pour le traditionnel apéro de la RSL. Emouvante remontée dans l'histoire familiale dont l'espace garde encore les traces. Après un repas très (trop) copieux, petite randonnée nocturne et digestive autour du lac bien aménagé en aire de loisirs sur lequel s'ouvrent nos bungalows...

Le lendemain, nouvelle excursion dans le passé: nous partons à l'assaut de Sainte-Suzanne, cité médiévale "belle et rebelle". Pour ce faire, la RSL a soudoyé quelqu'un dans la place forte: notre guide qui s'avère en être aussi le maire. Qui pourrait mieux nous donner les clés de sa ville: décryptage du blason, géologie du piton rocheux sculpté par l'Erve à la frontière du massif armoricain, organisation de la cité, des chicanes, des ruelles, portes et fortifications qui ont su arrêter toutes les attaques antérieures à l'artillerie y compris celles de Guillaume le Conquérant ! Chaque époque a rajouté une pierre à l'édification de la cité, du donjon, du château y compris la nôtre contemporaine. Mais notre contribution est moins défensive que touristique, culturelle et pédagogique... Nous quittons les remparts par un coteau aménagé en jardin botanique, gagnons l'Erve , la traversons pour remonter à travers bois et atteindre un replat herbeux , salle à manger idéale face à Sainte-Suzanne encore plus séduisante à distance. En redescendant vers l'Erve, nous retrouvons nombre d'anciens  moulins à papier ou à blé transformés en coquettes résidences. Leurs jardins généreux envahissent notre sentier de senteurs florales. La boucle est fermée, à la terrasse du café,  dans la volupté de" la première gorgée de bière" une Suzannaise locale.

Pour ce troisième épisode de notre saga de retour dans le passé, la machine s'est affolée:  on ne parle plus d'histoire mais de préhistoire voire d'ère géologique. Nous visitons les grottes de Saulges. Sans doute la population des Solutréens était minime au regard de celle des RSLiens, les grottes ne peuvent pas tous nous accueillir. Il faut se séparer. Un groupe qui n'hésite pas à affronter les affres des gouffres,randonnée verticale, descente vertigineuse par des échelles métalliques dans des boyaux vers le centre de la terre (la grotte de Rochefort) et ceux qui préfèrent l'habitat de plein-pied (la grotte Margot)... Mais le principe reste identique: l'Erve a creusé des falaises calcaires, résidus d'une mer archaïque. De nos jours, les parois sont aménagées par des voies d'escalade. A la préhistoire, nos grand-parents y organisaient leurs lieux de vie comme l'atteste ce chantier de fouilles archéologiques à l'entrée de la grotte Rochefort. Séquence souvenir avant la poursuite de notre randonnée qui serpente le long de l'Erve, rivière primesautière qui, mine de rien,  continue de couler entre les falaises  de plus de dix mètres de hauteur qu'elle a sauvagement entaillées...Nous quittons l'Erve pour monter vers l'oratoire de St Ceneré  puis chacun s'installe à l'ombre des frondaisons de l'allée vers le château de Thevalles pour notre dernier pique-nique. Au retour à Saulges, "l'arrosage" de la fin du séjour s'annonce. Certains s'attablent à la terrasse d'un Logis de France, d'autres affrontent le début de l'orage, premiers coups de tonnerre et quelques gouttes de pluie .

Ainsi, lors de ce séjour, à l'opposé du théâtre, les" 3 coups" retentissent à la fin du spectacle. Mais il était de qualité. Merci à tous les randonneurs-acteurs et à Maryvonne, la réalisatrice qui a parfaitement maîtrisé la mise en scène...Pour citer Joséphine séjour bien au-dessus de la Mayenne    

Christine O

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